ACTUALITÉ Renault/Ampere IDF


31 mars

L’ensemble des élus du CSE Renault IdF se prononce contre la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi

24 mars

Renault licencie un salarié en situation de handicap

13 mars

Plan stratégique de Renault : baisser les coûts, encore et toujours

20 février

Résultat des NAO : le compte n’est pas bon

17 février

Le 19 février, mobilisons-nous pour nos salaires !


23/01/26 - Ampere est mort, vive Ampere 2.0 !

20/01/26 - En 2026, prenons nos affaires en main !

20/01/26 - « Cobalt responsable » : une conférence édifiante

9/12/25 - Regroupement des Ingénieries Produit Renault/Ampere : un changement de cap nécessaire

30/11/25 - Déploiement de l’Intelligence Artificielle : des impacts non maitrisés

14/11/25 - Renault, tes emplois foutent le camp !

4/11/25 - Enquête salariés : tout ça pour ça !

4/11/25 - Intelligence artificielle : IA plus qu’à…

10/10/25 - Anatomie d’un culte du chef

29/09/25 - Les calendriers SUD sont arrivés !

15/09/25 - Conférence/débat : l’électrification et ses enjeux sociaux et environnementaux

23/07/25 - Télétravail : la CFE-CGC championne du double-langage

9/07/25 - Retour sur le CSE du 8 juillet 2025

4/07/25 - Un départ peut en cacher d’autres

24/06/25 - Lâchage en eau trouble

24/06/25 - A partir de juillet, surveillez vos compteurs de congés !

12/06/25 - A Renault, le déménagement permanent

27/05/25 - Encore une enquête pour rien

27/05/25 - Les activités sociales et culturelles en mode CASCIE musicale

27/05/25 - La course au moins-disant social et environnemental

8/04/25 - Bilan social 2024 : inégalités salariales et emploi en souffrance

12/03/25 - Aux Achats, la réduction du télétravail utilisée comme sanction

5/03/25 - Une gestion des congés bas de plafond

4/03/25 - Une CRR glaciaire

21/02/25 - Malgré des résultats « records », des augmentations de salaire en baisse

13/02/25 - Qu’Eurest-il de nos amours ?

11/02/25 - L’éthique de langage

6/02/25 - NAO : défendons collectivement nos salaires

4/02/25 - Enquête salariés : l’expression d’un profond malaise

21/01/25 - Encore une réorganisation de l’Ingénierie

21/01/25 - Une offensive tous azimuts qui n’est pas sans risque

2/12/24 - Nouveau contrat social : un premier recul qui en appelle d’autres

27/11/24 - Non au « nouveau contrat social France » !

19/11/24 - Le nouveau contrat du moins-disant social

5/11/24 - Nouveau contrat social France : le retour de la RCC et de la DA

20/10/24 - Nouveau Contrat social France : les séniors au boulot !

15/10/24 - Nouveau contrat social France : les tarifs de la mutuelle comme monnaie d’échange

10/09/24 - Prêt de main d’œuvre illicite chez Renault

9/09/24 - Actionnariat salarié : le miroir aux alouettes

9/09/24 - Industrie automobile : le coup de la panne

10/07/24 - Elections CSE : un tripatouillage électoral antidémocratique

11/06/24 - Pris la main dans la hotte du père Noël

7/06/24 - Du 13 au 20 juin 2024 : Votez SUD !

4/06/24 - Etes-vous syndi-calé ?

30/05/24 - Les affiches de la campagne

28/05/24 - Etes-vous bien inscrit comme électeur ?

27/05/24 - Le refus du double langage

27/05/24 - Des Activités Sociales et Culturelles pour tous

24/05/24 - La démolition du Gradient ne passe toujours pas

21/05/24 - Vous aimez nous lire ?

21/05/24 - Jusqu’ici tout va bien…

13/05/24 - Pour un Gradient d’économie ?

13/05/24 - Ecrêtage illégal des compteurs Horaire Variable

25/04/24 - CSE du 25 avril 2024

18/04/24 - Fiche de paie : l’usine à gaz

16/04/24 - Bilan 2023 et objectifs 2024 : La direction notée « contribution insuffisante »

16/04/24 - Aux urnes, salariés !

5/04/24 - Les gestionnaires du CSE pris en flagrant délit de clientélisme

2/04/24 - CSE du 28 mars 2024

19/03/24 - Quand promotion rime avec déception

19/03/24 - Les salariés de PEI en attente du résultat d’un appel d’offres

16/02/24 - NAO : des augmentations de salaire en-dessous de l’inflation

9/02/24 - Elections CSE d’Ampere : des résultats en demi-teinte

6/02/24 - Parlons salaires

30/01/24 - Ampere : Votez pour les candidats SUD

25/01/24 - CSE du 25 janvier 2024

23/01/24 - Flagrant délit de duplicité

9/01/24 - Des raisons de se porter candidat aux élections CSE d’Ampere

22/12/23 - Le licenciement d’un prestataire du Technocentre annulé

11/12/23 - Des quotas de notation à Renault

5/12/23 - Avoir ou pas la gueule de l’emploi

29/11/23 - Avenant passage cadre : un chantage à la signature illégal

9/11/23 - La grande foire aux emplois

27/10/23 - Convention collective de la Métallurgie : l’emploi en catalogue

12/10/23 - Activités sociales et culturelles : la grande tambouille

10/10/23 - Des salaires minima qui portent bien leur nom

10/10/23 - Pour eux les millions, pour nous l’inflation

3/10/23 - Manifestons le 13 octobre pour nos salaires !

27/09/23 - Des actions ou des augmentations de salaire ?

5/09/23 - Horse : le cheval dont Geely risque de prendre les rênes

5/09/23 - Ampere : quand le courant ne passe pas

15/06/23 - Socle social commun et premiers effets de bord

14/06/23 - Tous au pique-nique SUD !

30/05/23 - Réforme des retraites : Macron et Borne ne sont pas tirés d’affaire

26/05/23 - Droits des salariés Renault

3/05/23 - Le démantèlement de Renault en marche

27/04/23 - Des accidents du travail qui passent sous les radars

25/04/23 - Réforme des retraites : la mobilisation entre dans une nouvelle phase

11/04/23 - Tous en grève et en manif jeudi 13 avril

5/04/23 - Acquis sociaux : les grandes manœuvres

3/04/23 - Toutes et tous en grève jeudi 6 avril

3/04/23 - Des formations en-dessous des besoins réels

3/04/23 - Emploi et conditions de travail : un bilan 2022 négatif

3/04/23 - Activités sociales et culturelles : un budget électoraliste

21/03/23 - Manif du 23 mars : 14h Bastille

20/03/23 - 49.3 : l’aveu d’échec du gouvernement

17/03/23 - 49.3 raisons de se mobiliser

13/03/23 - Toutes et tous en grève mercredi 15 mars

28/02/23 - Toutes et tous en grève mardi 7 mars

26/02/23 - Une alliance CFE-CGC/CFDT contre le pluralisme syndical

14/02/23 - Le 16 février, on prend la Bastille !

6/02/23 - Le 7 février, soyons plus nombreux à manifester pour nos retraites

2/02/23 - Face à un tel rejet massif, le gouvernement doit retirer sa réforme des retraites

30/01/23 - Retraites : la réforme de trop

28/01/23 - Des augmentations de salaire en-dessous de l’inflation

23/01/23 - Retraites : Assemblée/débat le 26, grève et manif le 31 janvier

16/01/23 - Retraites : nous sommes tous concernés

13/01/23 - Tous en grève le 19 janvier pour nos retraites !

20/12/22 - Le pluralisme syndical est un sport de combat

19/12/22 - Economies de chauffage : la direction fait du zèle

16/12/22 - Vague de froid au Technocentre : ça va chauffer !

14/12/22 - SUD lance une alerte sur la température au Technocentre

14/12/22 - Froid de canard dans les ateliers et sur certains plateaux

7/12/22 - Des élus supplémentaires pour SUD au second tour

2/12/22 - CSE du 2 décembre : SUD vote contre le projet Ampere

29/11/22 - Ampere : La CFE-CGC et la CFDT s’opposent à une expertise

29/11/22 - Au second tour, votez SUD !

25/11/22 - BQSR Ampere (Beaucoup de Questions Sans Réponses)

23/11/22 - Résultats du 1er tour des élections CSE

19/11/22 - Que pensez-vous de la scission entre Power et Ampere ?

17/11/22 - Power/Ampere : les élus SUD de Guyancourt et Aubevoye demandent une expertise

13/11/22 - On sait ce qu’Ampere…

8/11/22 - Des voix pour SUD pour une autre voie

7/11/22 - Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur SUD (sans jamais oser le demander)

28/10/22 - CAR22 : moins de départs en RCC, plus de démissions et de risques psychosociaux

28/10/22 - CTC, congés d’été et 5ème semaine 2023

26/10/22 - Visionnez le débat sur la nouvelle convention collective de la Métallurgie

20/10/22 - Conférence/Débat sur la Nouvelle Convention Collective de la Métallurgie

17/10/22 - Pour nos salaires, c’est le moment de nous y mettre tous ensemble

15/10/22 - SUD une nouvelle fois en tête à Vestalia

12/10/22 - Halte au démantèlement de Renault

8/10/22 - Conférence/débat sur la nouvelle Convention Collective de la Métallurgie

4/10/22 - Pourquoi je me suis syndiqué à SUD

27/09/22 - Pour une augmentation générale des salaires

20/09/22 - Nos salaires doivent suivre l’inflation

13/09/22 - Appel à candidatures

21/07/22 - CAR22 : le baromètre est à la pluie

28/06/22 - Les effets pervers de l’Intéressement

24/06/22 - Une « ristourne CRAMIF » qui creuse le trou de la Sécu

14/06/22 - Un ingénieur de Renault dans le piège du Cristallin

7/06/22 - Victoire des salariés de PEI

24/05/22 - Les directions de Renault et de PEI choisissent l’épreuve de force

19/05/22 - Déclaration SUD sur la grève de PEI au CSE du 19 mai

29/04/22 - Suppressions d’emplois : un mauvais CAR d’heure

28/04/22 - Alerte sur l’état de santé des salariés du Technocentre et d’Aubevoye

15/04/22 - Non au démantèlement du Technocentre

8/04/22 - Visionnez le débat avec Danièle Linhart

31/03/22 - Un CSE sur la politique emploi et les conditions de travail

31/03/22 - Formation : effet d’annonce et réalité

24/03/22 - Conférence/débat avec Danièle Linhart


L’ensemble des élus du CSE Renault IdF se prononce contre la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi

Publié le 31 mars 2026 à 12h58 - Mis à jour le 2 avril 2026 à 13h29

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Une fois n’est pas coutume : tous les élus SUD, SM-TE, CGT, CFE-CGC et CFDT ont rejeté le bilan et les perspectives 2026 sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi. Un vote consultatif, symptôme d’un profond malaise parmi les salariés de l’établissement Renault Ile-de-France.


Le Comité Social et Économique de l’Établissement Renault IdF [1] était réuni lundi 30 mars 2026 pour débattre du bilan 2025 et des perspectives 2026 concernant la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi.

Effectifs en baisse particulièrement chez les non-cadres, hausse des licenciements individuels et du nombre de salariés en situation de handicap, conditions de travail dégradées, acquis sociaux en baisse, refus de la direction d’évaluer et de prévenir l’impact de l’intelligence artificielle... Les sujets de mécontentement et de désaccord ne manquent pas, partagés à des degrés divers par toutes les organisations syndicales de l’établissement. A cela s’ajoute le manque de transparence sur les rémunérations réelles et particulièrement celles des cadres dirigeants, ainsi que sur le système de management piloté par les entretiens individuels.

Effectifs 2025 Rémunération moyenne (€)
Hommes Femmes Total
A1/A2 0 NC
B3 6 NC
B4 7 NC
C5 3 NC
C6 18 35 958 NC 35 787
D7 91 37 109 36 101 37 011
D8 153 42 121 37 287 41 814
E9 578 48 641 44 719 47 398
E10 1 024 52 763 49 109 51 802
F11 1 120 59 251 54 501 57 706
F12 1 646 70 392 66 433 68 913
G13 2 535 86 162 81 822 84 734
G14 1 198 117 760 111 642 115 946
H15 522 159 434 150 475 157 084
H16 292 NT
I17 NT
I18 NT
Total 8901 [2]

La « rémunération moyenne » correspond au « Brut annuel Sécurité Sociale » qui figure sur le bulletin de paie de décembre 2025. Elle comprend tous les éléments de salaire soumis à cotisations sociales, dont la part variable des Cadres, les primes et les allocations semestrielles des non-Cadres. Elle ne comprend pas les primes d’intéressement et les actions gratuites.
NC : Non Concerné en raison d’un effectif trop faible
NT : Non Transmis par la direction
Source : Bilan social 2025 Renault sas IdF

Comme chaque année, l’échange s’est fait sur la base de documents transmis par la direction aux élus du personnel : bilan social 2025, bilan 2025 HSCT (Hygiène Sécurité Conditions de Travail), PAPRIPACT 2026 (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail) et Politique formation (bilan 2025 et perspectives 2026).

Cette réunion et ce vote ont permis de lancer des alertes et de pointer une série de problèmes. Mais ils ne suffiront pas à faire changer les choses. Pour cela, l’action collective des salariés et le renforcement de la syndicalisation sont plus que jamais nécessaires.

Déclaration SUD lue en séance

Ordre du jour : Information et Consultation du CSE sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi incluant le bilan social 2025, le bilan 2025 HSCT et le PAPRIPACT (ex PPRP) 2026, et la politique formation (bilan 2025 et perspectives 2026).

Emploi

Nous déplorons une baisse des effectifs de l’établissement de 2 %. Les Ouvriers et les Techniciens sont le plus touchés avec une baisse de 10 % chez les non-cadres.

Les chiffres sont de plus tronqués car le bilan social ne prend pas en compte les centaines de salariés qui sont toujours aux effectifs, mais en Dispense d’Activité. Les bilans sociaux précédents avaient une rubrique « Effectif inscrit hors activité par motif au 31 décembre » qui a disparu.

Nous déplorons aussi une augmentation du nombre de licenciements individuels (13 en 2023, 40 en 2024 et 62 en 2025). Le bilan social ne donne pas les motifs. Il y aurait 10 licenciements pour inaptitude à tout poste en 2025 contre 4 en 2024. Cette hausse des licenciements individuels est le symptôme d’un resserrement disciplinaire et d’une moindre bienveillance envers les salariés les plus vulnérables.

Rémunération

Les données sur les rémunérations ne comptabilisent que les éléments de salaire soumis à cotisations sociales. Cela exclut le versement des primes (intéressement, participation…) et des actions gratuites versées par dizaines de milliers aux cadres dirigeants.

Le bilan social ne fournit pas non plus les rémunérations des 292 salariés des classes d’emploi H16 à I18 (3 % des effectifs), c’est-à-dire tout en haut de l’échelle des salaires. Les comparaisons sur les écarts de rémunération sont donc largement tronquées.

Cependant, si l’on compare uniquement les rémunérations soumises à cotisations sociales, un salarié de l’établissement Renault IDF classé H15 gagne en moyenne 4,4 fois plus qu’un salarié classé C6. L’écart serait encore plus important si l’on pouvait comparer les classes supérieures jusqu’à I18 et les éléments de salaire qui échappent aux cotisations sociales.

Les femmes gagnent toujours beaucoup moins que les hommes : entre 7 et 11,5 % de moins dans les classes C6 à F11, et 5 % de moins dans les classes F12 à H15. Cet écart pourrait être encore plus important si on incluait les rémunérations non soumises à cotisation.

Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail

Nous déplorons une hausse du nombre d’heures travaillées entre 2024 et 2025 alors que l’effectif est en baisse. Nous n’avons pas eu cette année de retour sur la commission de suivi sur l’accord sur la Maitrise du Temps de Travail, ni de statistiques sur le nombre d’heures écrêtées pour les salariés non-Cadres. Nous sommes toujours demandeur de la mise en place d’un outil permettant aux Cadres d’évaluer leur temps de travail, comme le portail Horaire Variable le permet aux salariés non-Cadres.

Concernant les maladies professionnelles, nous déplorons en 2025 encore 3 salariés atteints de cancer dus à l’exposition à l’amiante. Ces cancers sont la conséquence de la persistance du patronat comme celui de Renault à utiliser l’amiante malgré les nombreuses alertes de scientifiques et de représentants des salariés sur ses dangers. Nous déplorons au moins deux déclarations de maladie professionnelles pour syndrome dépressif à la Direction des Achats qui avaient été signalées en CSE en 2024. Et les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) continuent aussi à faire des victimes.

Nous déplorons une hausse du nombre de salariés en situation de handicap qui passe de 369 en 2024 à 442 en 2025, ainsi qu’une hausse du nombre de salariés inaptes qui passent de 3 en 2024 à 10 en 2025. Le bilan social ne précise pas si l’origine de ces handicaps est professionnelle ou pas.

Nous déplorons une procédure de reclassement des salariés inaptes inadaptée et déficiente, comme l’a démontré avant-hier le traitement par les RH du reclassement du collègue de Cléon qui aboutit au licenciement d’un salarié dont le handicap et la maladie professionnelle sont reconnues.

L’« Accord en faveur des personnes en situation de handicap au sein du Groupe en France » de 2023 prévoit « la mise en place de façon systématique de comités de prévention du risque de désinsertion professionnelle » (article 3.5.1). Or nous n’avons aucun retour sur ces comités fantômes. Et Les dispositifs de « garantie du maintien dans l’emploi » de cet accord (article 3.5.2) ne sont pas systématiquement mis en œuvre, comme cela devrait être le cas.

Sur les accidents du travail, ceux d’origine psychosociale n’apparaissent pas dans une catégorie à part. Ils disparaissent dans la catégorie « Autres ». Nous dénonçons d’autre part une nouvelle fois les réserves émises systématiquement par la direction sur ce type d’accident, lorsqu’elle les déclare à la Sécurité Sociale, ce qui déclenche des enquêtes et prolonge la souffrance psychique des salariés.

Enfin dans l’ensemble des documents présentés ce jour en CSE, l’Intelligence Artificielle est seulement traitée sous l’angle des formations, principalement Métier. Or il est évident que l’IA aura, et a déjà, un impact sur la santé, la sécurité et les conditions de travail et sur l‘emploi.

Nous demandons que l’introduction de l’Intelligence Artificielle soit incluse dans le Document Unique d’Evaluation et de Prévention des Risques Professionnels, et intégré au Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT).

Comme nous l’avons fait plusieurs fois en CSE, nous demandons également qu’un processus d’information et de consultation sur l’introduction de l’Intelligence Artificielle soit mis à l’ordre du jour du CSE.

Formation

Nous déplorons une baisse de 10 % de la durée moyenne de formation des Cadres, qui est de 15,7 heures par an en 2025. Les non-Cadres sont également moins formés que les Cadres, avec une différence de 11 %.
Sachant que les formations comprennent toute une série d’e-learning obligatoires qui sont davantage des informations que des formations, le niveau global de la formation est bien en-dessous de ce qu’exigerait la transformation des métiers ou le reclassement de salarié en situation de handicap.

Nous n’avons pas de visibilité sur les prochains Observatoires des Métiers et Compétences (ODM), ni sur les Observatoires des Emplois et Compétences (ODE). Ceux-ci débouchent davantage sur des plans de départs que sur de véritables plans de reconversion.

Relations professionnelles

La direction s’étend longuement sur les opérations de communication interne de la direction (le chapitre 6.2 « information et communication » fait 4 pages), dont on ne voit pas trop l’intérêt dans un bilan social. Nous notons que celles-ci sont essentiellement « descendantes ».

On aurait préféré avoir plus d’information au chapitre 6.2.4 « système d’entretien individuel » qui ne donne qu’une seule information : leur périodicité annuelle. Un vrai scoop ! Il aurait été plus intéressant d’avoir le nombre de Plan de Progrès Individuels (PPI), des statistiques sur les notations, les refus de signature, etc…

Acquis sociaux

Nous notons un recul important des droits des salariés particulièrement sur les congés (ancienneté, fin de carrière, RTT…) et sur le télétravail. C’est la conséquence de l’accord Contrat Social France signé en décembre 2024 par la CFE-CGC, la CFDT et FO.

Conclusion

SUD dénonce une dégradation des conditions de travail, marquée par la persistance de risques graves pour la santé, dont des troubles psychosociaux invisibilisés dans les déclarations.

La hausse des licenciements individuels et l’échec des procédures de reclassement montrent un manque d’accompagnement des salariés les plus fragiles.

SUD alerte sur le recul des droits sociaux (congés, RTT, télétravail...) et sur la surcharge de travail liée à la baisse des effectifs et à l’intensification du travail.

Les inégalités de salaire persistent entre les femmes et les hommes et entre les plus bas et les plus hauts salaires. Nous dénonçons une absence de transparence sur les rémunérations des classes d’emploi supérieures et sur la rémunération réelle qui doit inclure les primes d’intéressement et les actions gratuites.

Les formations stagnent voire diminuent, accentuant les risques d’inégalités et de décrochage professionnels.

Enfin, l’introduction de l’IA se fait sans réelle prise en compte de ses impacts sur l’emploi, la santé et les conditions de travail.

SUD exige à l’inverse une amélioration du droit du travail, la transparence salariale, une prévention des risques psychosociaux et une politique sociale réellement tournée vers la protection et le bien-être des salariés.

Les élus SUD émettront donc un avis défavorable sur le bilan 2025 et les perspectives 2026 concernant la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi de l’établissement Renault IdF.


 

Notes

[1L’établissement Renault Ile-de-France regroupe les salariés Renault du Technocentre de Guyancourt, de Boulogne, d’Aubevoye, de Villiers-Saint-Frédéric, de Lardy, et ceux qui ne sont pas passés chez Ampere à Cléon, Douai et Maubeuge.

[2En 2025, l’établissement comptait aussi 656 alternants employés en CDD, ce qui ramène les effectifs totaux à 9849.


 


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