Suivi de la Rupture Conventionnelle Collective : peu de volontaires pour perdre leur emploi

Publié le 4 mai 2021 par sud tcr - Mis à jour le 4 mai 2021

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Les élus du personnel de Renault Guyancourt/Aubevoye étaient consultés le 29 avril dernier sur le « suivi de la mise en œuvre de la RCC » : l’occasion de dénoncer ce dispositif qui se traduit dans les faits par des pressions au départ, voire par des départs de plus en plus contraints.


Comité Social et Economique (CSE) de l’Etablissement Renault Guyancourt/Aubevoye du 29/04/2021 :

  • Information/Consultation sur le suivi de la mise en œuvre de la Rupture Conventionnelle Collective prévue par l’accord de Transformation des compétences (dispositif CAR 21)

Déclaration SUD au CSE du 29/04/2021

A mesure que le temps passe, il devient de plus en plus évident que l’accord portant sur la transformation des compétences n’a qu’un seul but : réduire les coûts, au détriment de la préservation et du développement de la seule ressource réellement de valeur d’une entreprise que sont ses salariés.

L’avenant de révision à l’accord du 7 avril 2021 est révélateur de cette approche. Il élargit la liste des emplois éligibles à la Rupture Conventionnelle Collective au sein de l’ingénierie produit. Les 1351 salariés nouvellement éligibles, considérés quelques semaines plus tôt comme exerçant des fonctions à préserver, sont maintenant invités à « évaluer les opportunités qu’offre ce plan », pour reprendre les éléments de langage de Gilles Le Borgne dans son stupéfiant exercice de communication du 1er mars.

Quel crédit peut-on accorder à une direction qui remet en cause quand cela lui chante le périmètre même de son plan de transformation des compétences, ici en modifiant arbitrairement les fonctions éligibles de sa cartographie 9 cases, et là en externalisant des activités après avoir déclaré qu’il n’y aurait que des départs au volontariat ?

SUD s’oppose à toute suppression d’emplois, parce qu’il est possible de développer l’emploi à condition de revoir en profondeur les activités et les productions du Groupe. Les besoins sont immenses, notamment dans les secteurs de la mobilité durable et de la transition énergétique pour ne citer que des domaines proches du monde automobile.

SUD propose une autre raison d’être pour le Groupe : développer des activités et des productions socialement utiles, qui répondent prioritairement aux besoins essentiels de la population, qui minimisent leur impact sur l’environnement et dans un cadre de plus grande justice sociale dans l’entreprise.

Pour toutes ces raisons, les élu.e.s SUD émettent un avis défavorable [1].


 

Notes

[1Les élus CGT, CFDT, SM-TE et FO ont voté également contre. Les élus CFE/CGC ont voté pour.




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