ACTUALITÉ Renault/Ampere IDF


13 mars

Plan stratégique de Renault : baisser les coûts, encore et toujours

20 février

Résultat des NAO : le compte n’est pas bon

17 février

Le 19 février, mobilisons-nous pour nos salaires !

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20 janvier

En 2026, prenons nos affaires en main !


20/01/26 - « Cobalt responsable » : une conférence édifiante

9/12/25 - Regroupement des Ingénieries Produit Renault/Ampere : un changement de cap nécessaire

30/11/25 - Déploiement de l’Intelligence Artificielle : des impacts non maitrisés

14/11/25 - Renault, tes emplois foutent le camp !

4/11/25 - Enquête salariés : tout ça pour ça !

4/11/25 - Intelligence artificielle : IA plus qu’à…

10/10/25 - Anatomie d’un culte du chef

29/09/25 - Les calendriers SUD sont arrivés !

15/09/25 - Conférence/débat : l’électrification et ses enjeux sociaux et environnementaux

23/07/25 - Télétravail : la CFE-CGC championne du double-langage

9/07/25 - Retour sur le CSE du 8 juillet 2025

4/07/25 - Un départ peut en cacher d’autres

24/06/25 - Lâchage en eau trouble

24/06/25 - A partir de juillet, surveillez vos compteurs de congés !

12/06/25 - A Renault, le déménagement permanent

27/05/25 - Encore une enquête pour rien

27/05/25 - Les activités sociales et culturelles en mode CASCIE musicale

27/05/25 - La course au moins-disant social et environnemental

8/04/25 - Bilan social 2024 : inégalités salariales et emploi en souffrance

12/03/25 - Aux Achats, la réduction du télétravail utilisée comme sanction

5/03/25 - Une gestion des congés bas de plafond

4/03/25 - Une CRR glaciaire

21/02/25 - Malgré des résultats « records », des augmentations de salaire en baisse

13/02/25 - Qu’Eurest-il de nos amours ?

11/02/25 - L’éthique de langage

6/02/25 - NAO : défendons collectivement nos salaires

4/02/25 - Enquête salariés : l’expression d’un profond malaise

21/01/25 - Encore une réorganisation de l’Ingénierie

21/01/25 - Une offensive tous azimuts qui n’est pas sans risque

2/12/24 - Nouveau contrat social : un premier recul qui en appelle d’autres

27/11/24 - Non au « nouveau contrat social France » !

19/11/24 - Le nouveau contrat du moins-disant social

5/11/24 - Nouveau contrat social France : le retour de la RCC et de la DA

20/10/24 - Nouveau Contrat social France : les séniors au boulot !

15/10/24 - Nouveau contrat social France : les tarifs de la mutuelle comme monnaie d’échange

10/09/24 - Prêt de main d’œuvre illicite chez Renault

9/09/24 - Actionnariat salarié : le miroir aux alouettes

9/09/24 - Industrie automobile : le coup de la panne

10/07/24 - Elections CSE : un tripatouillage électoral antidémocratique

11/06/24 - Pris la main dans la hotte du père Noël

7/06/24 - Du 13 au 20 juin 2024 : Votez SUD !

4/06/24 - Etes-vous syndi-calé ?

30/05/24 - Les affiches de la campagne

28/05/24 - Etes-vous bien inscrit comme électeur ?

27/05/24 - Le refus du double langage

27/05/24 - Des Activités Sociales et Culturelles pour tous

24/05/24 - La démolition du Gradient ne passe toujours pas

21/05/24 - Vous aimez nous lire ?

21/05/24 - Jusqu’ici tout va bien…

13/05/24 - Pour un Gradient d’économie ?

13/05/24 - Ecrêtage illégal des compteurs Horaire Variable

25/04/24 - CSE du 25 avril 2024

18/04/24 - Fiche de paie : l’usine à gaz

16/04/24 - Bilan 2023 et objectifs 2024 : La direction notée « contribution insuffisante »

16/04/24 - Aux urnes, salariés !

5/04/24 - Les gestionnaires du CSE pris en flagrant délit de clientélisme

2/04/24 - CSE du 28 mars 2024

19/03/24 - Quand promotion rime avec déception

19/03/24 - Les salariés de PEI en attente du résultat d’un appel d’offres

16/02/24 - NAO : des augmentations de salaire en-dessous de l’inflation

9/02/24 - Elections CSE d’Ampere : des résultats en demi-teinte

6/02/24 - Parlons salaires

30/01/24 - Ampere : Votez pour les candidats SUD

25/01/24 - CSE du 25 janvier 2024

23/01/24 - Flagrant délit de duplicité

9/01/24 - Des raisons de se porter candidat aux élections CSE d’Ampere

22/12/23 - Le licenciement d’un prestataire du Technocentre annulé

11/12/23 - Des quotas de notation à Renault

5/12/23 - Avoir ou pas la gueule de l’emploi

29/11/23 - Avenant passage cadre : un chantage à la signature illégal

9/11/23 - La grande foire aux emplois

27/10/23 - Convention collective de la Métallurgie : l’emploi en catalogue

12/10/23 - Activités sociales et culturelles : la grande tambouille

10/10/23 - Des salaires minima qui portent bien leur nom

10/10/23 - Pour eux les millions, pour nous l’inflation

3/10/23 - Manifestons le 13 octobre pour nos salaires !

27/09/23 - Des actions ou des augmentations de salaire ?

5/09/23 - Horse : le cheval dont Geely risque de prendre les rênes

5/09/23 - Ampere : quand le courant ne passe pas

15/06/23 - Socle social commun et premiers effets de bord

14/06/23 - Tous au pique-nique SUD !

30/05/23 - Réforme des retraites : Macron et Borne ne sont pas tirés d’affaire

26/05/23 - Droits des salariés Renault

3/05/23 - Le démantèlement de Renault en marche

27/04/23 - Des accidents du travail qui passent sous les radars

25/04/23 - Réforme des retraites : la mobilisation entre dans une nouvelle phase

11/04/23 - Tous en grève et en manif jeudi 13 avril

5/04/23 - Acquis sociaux : les grandes manœuvres

3/04/23 - Toutes et tous en grève jeudi 6 avril

3/04/23 - Des formations en-dessous des besoins réels

3/04/23 - Emploi et conditions de travail : un bilan 2022 négatif

3/04/23 - Activités sociales et culturelles : un budget électoraliste

21/03/23 - Manif du 23 mars : 14h Bastille

20/03/23 - 49.3 : l’aveu d’échec du gouvernement

17/03/23 - 49.3 raisons de se mobiliser

13/03/23 - Toutes et tous en grève mercredi 15 mars

28/02/23 - Toutes et tous en grève mardi 7 mars

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14/02/23 - Le 16 février, on prend la Bastille !

6/02/23 - Le 7 février, soyons plus nombreux à manifester pour nos retraites

2/02/23 - Face à un tel rejet massif, le gouvernement doit retirer sa réforme des retraites

30/01/23 - Retraites : la réforme de trop

28/01/23 - Des augmentations de salaire en-dessous de l’inflation

23/01/23 - Retraites : Assemblée/débat le 26, grève et manif le 31 janvier

16/01/23 - Retraites : nous sommes tous concernés

13/01/23 - Tous en grève le 19 janvier pour nos retraites !

20/12/22 - Le pluralisme syndical est un sport de combat

19/12/22 - Economies de chauffage : la direction fait du zèle

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14/12/22 - SUD lance une alerte sur la température au Technocentre

14/12/22 - Froid de canard dans les ateliers et sur certains plateaux

7/12/22 - Des élus supplémentaires pour SUD au second tour

2/12/22 - CSE du 2 décembre : SUD vote contre le projet Ampere

29/11/22 - Ampere : La CFE-CGC et la CFDT s’opposent à une expertise

29/11/22 - Au second tour, votez SUD !

25/11/22 - BQSR Ampere (Beaucoup de Questions Sans Réponses)

23/11/22 - Résultats du 1er tour des élections CSE

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17/11/22 - Power/Ampere : les élus SUD de Guyancourt et Aubevoye demandent une expertise

13/11/22 - On sait ce qu’Ampere…

8/11/22 - Des voix pour SUD pour une autre voie

7/11/22 - Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur SUD (sans jamais oser le demander)

28/10/22 - CAR22 : moins de départs en RCC, plus de démissions et de risques psychosociaux

28/10/22 - CTC, congés d’été et 5ème semaine 2023

26/10/22 - Visionnez le débat sur la nouvelle convention collective de la Métallurgie

20/10/22 - Conférence/Débat sur la Nouvelle Convention Collective de la Métallurgie

17/10/22 - Pour nos salaires, c’est le moment de nous y mettre tous ensemble

15/10/22 - SUD une nouvelle fois en tête à Vestalia

12/10/22 - Halte au démantèlement de Renault

8/10/22 - Conférence/débat sur la nouvelle Convention Collective de la Métallurgie

4/10/22 - Pourquoi je me suis syndiqué à SUD

27/09/22 - Pour une augmentation générale des salaires

20/09/22 - Nos salaires doivent suivre l’inflation

13/09/22 - Appel à candidatures

21/07/22 - CAR22 : le baromètre est à la pluie

28/06/22 - Les effets pervers de l’Intéressement

24/06/22 - Une « ristourne CRAMIF » qui creuse le trou de la Sécu

14/06/22 - Un ingénieur de Renault dans le piège du Cristallin

7/06/22 - Victoire des salariés de PEI

24/05/22 - Les directions de Renault et de PEI choisissent l’épreuve de force

19/05/22 - Déclaration SUD sur la grève de PEI au CSE du 19 mai

29/04/22 - Suppressions d’emplois : un mauvais CAR d’heure

28/04/22 - Alerte sur l’état de santé des salariés du Technocentre et d’Aubevoye

15/04/22 - Non au démantèlement du Technocentre

8/04/22 - Visionnez le débat avec Danièle Linhart

31/03/22 - Un CSE sur la politique emploi et les conditions de travail

31/03/22 - Formation : effet d’annonce et réalité

24/03/22 - Conférence/débat avec Danièle Linhart

21/03/22 - Télétravail : gare aux pick-pockets

21/03/22 - Véhicule personnel et déplacement professionnel : le mélange des genres


Plan stratégique de Renault : baisser les coûts, encore et toujours

Publié le 13 mars 2026 à 0h06 - Mis à jour le 13 mars 2026 à 11h10

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François Provost a présenté le 10 mars le nouveau plan stratégique du groupe Renault. Il a surtout insisté sur la baisse des coûts et des délais, en partie obtenus grâce à l’IA. Les effets, non chiffrés, sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail risquent d’être considérables.


Exit la « Renaulution », le plan stratégique de Luca De Meo parti accroitre sa fortune chez Kering. François Provost lui préfère un « FutuREady » (lire « Future Ready » ou en bon français « Prêt pour le futur »). Les anglicismes restent aussi de mise concernant les 4 « piliers » du plan : Growth-ready, Tech-ready, Excellence-ready et Trust-ready. Comprendre : Prêt pour la croissance, la technologie, l’excellence opérationnelle et la confiance (entre Renault, ses salariés, ses concessionnaires, fournisseurs et partenaires). Derrière cette novlangue, l’ancien directeur des Achats de Renault a une obsession : la baisse des coûts.

Cost reduction-ready

Sous un nouvel emballage, la même idée fixe. La réduction des coûts reste au coeur de la nouvelle stratégie (comme la croissance des ventes et des profits), à commencer par les coûts de développement. Ceux de la plateforme électrique modulaire « RGEV medium 2.0 », qui servira de base aux modèles qui remplaceront le Scenic et le Rafale, doivent baisser « de 40 % par rapport à la génération de véhicules électriques actuelle ». Et le cycle de développement d’un véhicule doit passer à 2 ans au lieu de 4, à l’image de la Twingo électrique développée en Chine.

Les coûts de distribution (réseau commercial) et de fabrication doivent aussi baisser de 20 %, quitte à délocaliser en Espagne, à Palencia, la fabrication du Scenic assemblé à Douai dans les Hauts-de-France. La Twingo est déjà montée en Slovénie, en neuf heures par voiture contre quatorze heures pour le modèle précédent. Et la direction du Groupe vise une réduction de 30 % des coûts logistiques.

L’objectif est de réduire de 400 euros en moyenne les coûts variables par an et par véhicule. Pour l’atteindre, la direction s’est bien gardée d’évoquer la politique d’externalisation et de délocalisation de pans entiers d’activité qu’elle mène depuis des années, que ce soit en Fabrication, dans l’Ingénierie ou les Fonctions support (Achats...).

Les salariés devront travailler beaucoup plus vite grâce aux technologies de l’Intelligence Artificielle (IA) et du « jumeau numérique », la version numérique d’un véhicule qui est de plus en plus utilisée à la place d’un véhicule réel dans l’Ingénierie Produit ou Process. 350 robots humanoïdes seraient aussi déployés dans les usines d’ici 2027 grâce à un partenariat avec Wandercraft. L’« Excellence-ready », c’est en fait un changement notable des conditions de travail qui aura aussi une forte incidence sur l’emploi.

Du « tout électrique » au « tout électrifié »

La direction annonce le lancement de 36 nouveaux véhicules d’ici 2030 : 22 en Europe, dont 12 de la marque Renault, et 14 hors d’Europe, prioritairement en Amérique du Sud et en Corée du Sud en partenariat avec Geely, et en Inde qui doit devenir un centre de production et d’exportation mondial. 70% des ventes du Groupe devront ainsi se faire hors d’Europe, contre 50% aujourd’hui. Avec deux grands absents du « Growth-ready » en termes de marché : la Chine et les Etats-Unis.

Si l’arrêt des ventes de véhicules Renault Essence et Diesel en Europe d’ici 2030 est maintenu, celui du « 100 % électrique » est abandonné. La marque Renault a désormais comme objectif de vendre 50  % de véhicules électrique et 50 % d’hybrides en 2030. Le « 100 % électrique » devient « 100 % électrifié », une communication qui fait basculer les véhicules hybrides de l’ancien monde « thermique » au nouveau monde « électrique ». L’hybride sera basé sur la technologie dite « range extender » (prolongateur d’autonomie), qui associe un moteur électrique à un petit moteur thermique pour lui donner plus d’autonomie.

Hors d’Europe, l’objectif est de vendre 50 % de véhicules « électrifiés » (électriques + hybrides) de la marque Renault. L’autre moitié sera donc composée de véhicules thermiques équipés de moteurs qui ne sont plus développés par Renault mais par Horse, une co-entreprise Renault-Geeely-Aramco où Renault est minoritaire, et produits entièrement à l’étranger.

Dacia vise aussi une augmentation du nombre de modèles électrifiés (dont une Sandero 100% électrique) et « une montée en gamme assumée sur le segment C. » Les SUV, au fort impact sur l’environnement et sur le portefeuille des automobilistes, ont encore de beaux jours devant eux. Quant à Alpine, les objectifs de De Meo sont nettement revus à la baisse, avec une nouvelle génération de modèles électriques réduite autour de l’A110 EV.

Côté « Tech-ready », la direction a choisi finalement la technologie « Software Defined Véhicle » (SDV ou Véhicule défini par le logiciel) qui doit réduire le nombre calculateurs embarqués dans les véhicules et permettre des mises à jour de leurs logiciels à distance.

De belles paroles pour les salariés

Le « Trust-ready » vise « à renforcer les relations de confiance » avec les salariés. Selon François Provost, « futuREady place l’humain au cœur de la transformation et renforce l’accompagnement des collaborateurs dans l’évolution des métiers, des compétences et des parcours. » De belles paroles qui n’engagent à rien. C’est d’ailleurs le seul domaine où aucune cible précise n’est fixée pour 2030. Logique : les salariés, particulièrement en France, font partie des « coûts » qu’il s’agit de réduire.

La direction promet une « évaluation de la performance plus transparente » et une « reconnaissance [qui] sera rendue plus juste ». Cela a pourtant mal commencé cette année avec des NAO qui ont abouti sur un budget d’augmentation des salaires d’à peine 1,9% (dont 1% d’Augmentation Générale des Salaires pour les ouvriers et les techniciens) et une réduction de moitié de la part variable des Cadres, dont le facteur multiplicateur de la prime passe à 0,7 contre 1,36 l’an dernier.

Il s’agit de « communiquer de façon proactive et transparente avec l’ensemble des collaborateurs et maintenir un dialogue social de qualité pour les associer à chaque transformation du Groupe. » Côté transparence, on est encore très loin du compte, notamment sur les rémunérations. Quant au « dialogue social », il ne devrait pas consister à associer les salariés et leurs représentants à la mise en œuvre des décisions prises en haut lieu, mais à prendre en compte réellement leur avis, y compris quand celui-ci est différent.

La « confiance » doit aussi se faire avec les fournisseurs, dont le nombre sera réduit (tant pis pour les fournisseurs qui ne seront pas retenus) mais leurs volumes augmentés, avec les concessionnaires mis sous pression et avec « des partena[ires] stratégiques de long terme, générateurs d’économies d’échelle » à l’instar de Geely, Mercedes, Nissan ou Ford.

Réduire les coups

François Provost a fixé comme objectifs financiers une marge opérationnelle du Groupe compris entre 5% et 7% du chiffre d’affaires et un free cash-flow de l’Automobile supérieur ou égal à 1,5 milliard d’euros par an en moyenne. C’est moins ambitieux que les objectifs irréalistes fixés par Luca De Meo juste avant son départ. Mais cela promet tout de même pour les salariés du groupe, comme pour ceux des prestataires et des fournisseurs, un sacré tour de vis sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail. Des raisons de plus de se syndiquer.


 


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