Déclaration SUD sur la Stratégie de la DEA-T

Publié le 29 mars 2021 par sud tcr - Mis à jour le 4 avril 2021

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Lundi 29 mars, la direction de la DEA-T a présenté sa stratégie aux élus CSE. 297 postes y seraient supprimés : 95 au TCR, 64 au CTA, 23 à VSF, 94 au CTL. Seule la mobilisation peut empêcher cette casse sociale. Soyons nombreux mardi 30 mars à 10h aux rassemblements du TCR, Aubevoye, Lardy et VSF !


Déclaration SUD sur la Stratégie de la DEA-T faite au CSE du 29 mars 2021

La direction vient de nous présenter sa stratégie pour la DEA-T. Elle prévoit 297 suppressions de postes à court terme [1], dont 95 au TCR (Guyancourt), 64 au CTA (Aubevoye), 23 à VSF (Villiers-Saint-Frédéric) et 94 au CTL (Lardy).

Nous ne pouvons accepter une telle stratégie basée sur la réduction des effectifs.

La direction nous entraine vers une perte de notre indépendance technologique et de la qualité des prestations pour nos clients. La digitalisation ne répond pas aux problèmes quotidiens de Mise au Point et d’atteinte des prestations clients voulues.

Aucun salarié ne doit perdre son emploi, surtout à l’heure actuelle où le chômage augmente.

En cas de baisse de charge, le temps de travail doit être adapté pour que chaque salarié conserve son emploi. La diversification de nos activités, notamment pour rendre nos véhicules plus vertueux vis-à-vis de l’environnement, doit compléter nos activités traditionnelles.

Nous nous prononçons contre toute externalisation et délocalisation d’activité, et notamment celle de la maintenance des moyens d’essai.

La direction réorganise la maintenance des moyens d’essais de l’ingénierie dans le but officiel de « renforcer le métier maintenance ». En fait, cette réorganisation ne va pas le renforcer : elle a pour objectif de préparer son externalisation.

En effet, le transfert de contrats de travail est soumis à la condition que l’entité transférée soit une « entité économique autonome ». C’est exactement le résultat auquel cette réorganisation veut aboutir. Nous demandons l’arrêt de cette réorganisation tant que tout projet d’externalisation n’est pas abandonné.

Cette externalisation se fait alors que la direction prévoit une forte baisse d’activité des moyens d’essai. Ce qui veut dire que Renault sous-traite ses licenciements et ses suppressions d’emplois.

Quant aux salariés de la maintenance qui ne seraient pas externalisés au 1er novembre, nous sommes très inquiets sur la pérennité de leur poste vu la réduction des activités programmée par la direction.

Nous rappelons que l’employeur a obligation de fournir du travail à ses salariés. Ce ne sont pas aux salariés de se trouver du travail en interne, alors que leur activité est supprimée et que la charge globale diminue. Aucun salarié ne doit apprendre que son poste est supprimé sans que la direction ne lui ait trouvé auparavant un autre poste. Le plan de Rupture Conventionnelle Collective ne doit pas devenir un plan social déguisé.


 

Notes

[1Soit environ 17% des effectifs. La DEA-T comptait 1744 salariés en septembre 2020.




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