ACTUALITÉ - Guyancourt

17 mai

Tract du 17 mai 2018

3 mai

Tract du 2 mai 2018

2 mai

Cadres exclus des NAO : suite… mais pas fin

17 avril

Tract du 17 avril 2018

9 avril

Tract du 9 avril 2018


27/03/18 - A Vestalia, des conditions de travail intolérables

20/03/18 - Tract du 20 mars 2018

8/03/18 - Tract du 8 mars 2018

20/02/18 - Tract du 20 février 2018

13/02/18 - Tract du 13 février 2018

8/02/18 - Neige et verglas : tous les salariés absents doivent être payés !

30/01/18 - Tract du 29 janvier 2018

12/01/18 - En 2018, on y va plein SUD !

8/01/18 - Déménagement de la Supply Chain à Vélizy

6/01/18 - RTT imposé le 28 septembre 2018 : signez la pétition !

14/11/17 - Tract du 14 novembre 2017

14/11/17 - Un RTT Collectif victime de la Ryder Cup

24/10/17 - Nouveau règlement intérieur : une atteinte à la liberté de pensée

19/10/17 - Tract du 19 octobre 2017

9/10/17 - Tract du 9 octobre 2017

29/09/17 - e-TCR : les points bloquants du nouvel environnement tertiaire

19/09/17 - Tract du 20 septembre 2017

11/09/17 - Tract du 11 septembre 2017

8/09/17 - Mardi 12 septembre, tou(te)s en grève et à la manif !

25/07/17 - La mort tragique d’un ingénieur du Technocentre Renault à Guyancourt

16/06/17 - Le show du roi carlos : pas t’ethique !

9/06/17 - Renault va enfin réparer son Technocentre, mais pas tout de suite…

6/06/17 - Cadres exclus des NAO

10/05/17 - Plein SUD

27/04/17 - 1er mai : le monde du travail doit se faire entendre

20/04/17 - Au menu : plein d’oseille au concentré de prestataires...

28/03/17 - Les bénéfices mettent le turbo, les salaires restent au garage

1/03/17 - Toujours plus d’externalisation avec le « workpackage Projet »

20/02/17 - NAO 2017 : l’illusion déprime

18/12/16 - Une délégation de Renault Bursa au Technocentre

12/12/16 - Tract du 12 décembre 2016

5/12/16 - Tract du 5 décembre 2016

29/11/16 - Tract du 29 novembre 2016

28/11/16 - Rassemblement mardi 29 novembre à 12h dans le hall de la Ruche !

24/11/16 - Tract du 24 novembre 2016

18/11/16 - Tract du 18 novembre 2016

3/11/16 - Tract du 3 novembre 2016

21/10/16 - Tract du 21 octobre 2016

13/10/16 - Accord compétitivité : 2nd round

4/10/16 - Un prestataire du Technocentre sur France Culture

4/10/16 - Tract du 4 octobre 2016

29/09/16 - Elections conseil d’administration : votez SUD !

8/09/16 - Tract du 8 septembre 2016

7/09/16 - Non à l’arrêt des subventions CE pour les retraités

28/08/16 - Appel à projeter « Merci patron ! » : le prestataire de Renault débouté par les prud’hommes

27/07/16 - Compte-rendu de la réunion DP du 5 juillet 2016 (Technocentre)

23/06/16 - Le 23 juin, on prend la Bastille !

14/06/16 - Le 14 juin : tous contre la loi Travail

13/06/16 - Rassemblement le 14 juin à 10h dans la Ruche : contre la loi Travail !

12/06/16 - Un prestataire du Technocentre porte plainte aux Prud’hommes

7/06/16 - Plein SUD n°1

31/05/16 - Délégués du Personnel : réunion du 24 mai 2016

27/05/16 - Retrait de la loi travail : on continue !

25/05/16 - Qui a parlé d’essouflement ?

8/04/16 - Un prestataire du Technocentre viré pour un mail


Déménagement de la Supply Chain à Vélizy

Publié le 8 janvier 2018 par cmo

Version imprimable de cet article


Dans le cadre du projet e-TCR, la direction veut faire déménager à Vélizy, dans un bâtiment intitulé « Connect », 1000 salariés du Gradient des Directions de la Supply Chain (500 personnes), DI-RF Fabrication et Supply Chain (220 personnes) et d’autres Directions associées à la Supply Chain (121 personnes).

Une autre solution est possible

Ce déménagement va avoir un fort impact personnel et professionnel : augmentation des temps de transport, éloignement avec les autres directions du Technocentre, réadaptation à ce nouvel environnement… Cet impact sera double puisque que ce déménagement est présenté comme temporaire, et que les salariés devront faire un second déménagement dans le sens contraire 5 ou 6 ans plus tard (si tout se passe comme annoncé, si les travaux du e-TCR sont terminés dans les temps…).

Il serait plus commode de ne pas transférer ces 1000 salariés à Vélizy. C’est déjà le cas pour 1000 autres salariés qui déménageront eux dans un nouveau bâtiment de 1000 places construit au Technocentre.

SUD demande la mise à disposition de 1000 postes de travail supplémentaires au Technocentre pour accueillir les salariés de la Supply Chain basés au Gradient : construction d’un ou plusieurs bâtiments neufs supplémentaires, ou d’un seul bâtiment de 2000 places au lieu de 1000, etc.

Pour la direction de l’établissement : « Le processus engagé par l’établissement pour transférer temporairement ces 1000 salariés sur Vélizy a été mené en totale concertation avec les directions concernées. Le processus d’accompagnement est toujours en cours et l’ensemble des personnes vont avoir un entretien personnalisé pour évaluer la situation personnelle. A ce stade, nous ne pouvons pas nous prononcer sur les plus et les moins de ce programme tant que le bilan ne sera pas finalisé. » (Réponse DRH à une question posée par les élus SUD lors de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017).

Quand la direction parle de « concertation avec les directions concernée », il faut seulement comprendre « concertation entre hiérarchies de ces directions ». Les salariés n’ont pas été consultés avant. Ils le sont après, et dans le seul cadre d‘un accompagnement.

Alors que le site est sous-capacitaire depuis des années, l’e-TCR se fera à iso-capacité. Rien n’est prévu non plus en termes d’énergie propre : solaire, géothermie, éolien… La rénovation du TCR est de ce point de vue une occasion manquée.

Une étude d’impact tronquée

Les documents présentés aux salariés de la Supply Chain mentionnent une « étude d’impact Temps/Distance » de leur déménagement à Vélizy. Selon cette étude, 59 % des salariés concernés verraient leur temps de trajet augmenter.

Lors de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017, les élus SUD ont demandé comment a été réalisée cette étude :

  • Combien de salariés ont été concernés par cette étude ?
  • Comment a été définie leur adresse personnelle servant au calcul du temps de trajet ?
  • Comment a été défini leur moyen de transport servant au calcul du temps de trajet ?
  • Comment et avec quel outil a été calculé le temps de trajet pour les salariés venant en voiture ?
  • Comment et avec quel outil a été calculé le temps de trajet pour les salariés venant en transport en commun ?

Réponse DRH  : « Cette étude a été réalisée par la procédure classique de l’entreprise Via michelin entre l’adresse personnelle et le TCR et l’adresse personnelle et Vélizy qui donne le delta du plus ou du moins. Pour les transports en commun, les personnes vont modifier leur situation dans leur espace personnel. » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017)

Cette étude n’a pas pris en compte les difficultés de circulation : bouchons, complication des correspondances en transport en commun (le trajet le plus court n’est pas forcément celui emprunté par les transports en commun)...

Via Michelin ou comment minorer l’accroissement des temps de trajet

La prime de mobilité prévue dans le cadre du déménagement de la Supply Chain à Vélizy dépendra de l’accroissement du temps de trajet. Il est prévu de calculer ce temps de trajet à partir de Via Michelin, une application qui ne prend pas en compte la densité de circulation et calcule le temps de trajet sur route dégagée. Or l’accès à la zone d’activité de Vélizy (A86, N118…) est continuellement embouteillé.

SUD demande :

  • La prise en compte de la circulation pour le calcul du temps de trajet
  • L’utilisation d’un autre outil que Via Michelin, prenant en compte la densité de circulation.

Réponse DRH  : « Cela n’est pas prévu. Nous conservons les mêmes règles qui s’appliquent à tous les collaborateurs en mobilité en région parisienne. » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017)

Quand les règles sont inadaptées, il faut les changer. C’est bien le cas de la non prise en compte de la densité de circulation pour mesurer un temps de trajet.

Des primes de mobilité inférieures à celles de Rueil

Question SUD : Lors de sa présentation en CE du transfert des salariés de la Supply Chain à Vélizy, la direction a annoncé que les mesures d’accompagnement seraient identiques à celles du déménagement des salariés de Rueil au Technocentre, suite à la fermeture de Renault Rueil. Or la prime de mobilité annoncée pour les salariés de la Supply Chain est inférieure de 200 € à celle du déménagement de Rueil.

PDF - 665.8 ko
Mesures d’accompagnement en cas de mobilité collective en région parisienne

SUD demande :

  • Quelles règles compte appliquer la direction : celles présentées au CE (règles du déménagement de Rueil) ou celles présentées aux salariés ?
  • L’augmentation de la prime de mobilité d’au moins 200 €

Réponse DRH  : « Cela n’est pas prévu. Nous conservons les mêmes règles qui s’appliquent à tous les collaborateurs en mobilité en région parisienne. Par accord avec l’Etablissement, il a été décidé d’appliquer les règles de mobilités ce qui n’aurait pas dû être le cas car les collaborateurs ne changent pas d’Etablissement.  » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017)

Les primes sont bien inférieures à celles du déménagement de Rueil, mais estimez-vous heureux, salariés de la Supply Chain : la direction n’aurait pu verser aucune prime car vous ne changez pas d’établissement. Bonjour le dialogue social !

Des indemnités kilométriques, mais pas pendant toute la durée du déménagement

Le déménagement de la Supply Chain à Vélizy devrait être temporaire. Il pourrait durer 5 ans, avec un retour au Technocentre en décembre 2022. Pourtant l’indemnité kilométrique versée aux salariés qui verront leur distance domicile/travail allongée par ce déménagement, et donc un surcout de transport, ne sera versé que pendant 2 ans.

SUD demande le maintien de l’indemnité kilométrique pendant toute la durée du déménagement à Vélizy.

Réponse DRH
 : « Nous conservons les mêmes règles de mobilités. La Durée est de 2 ans. » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017)

Cette indemnité est donc juste faite pour faire passer la pilule du déménagement, pas pour indemniser réellement le surcout de transport.

Horaires variables : pas de souplesse... sauf pour la direction

Question SUD : Dans le cadre du déménagement de la Supply Chain à Vélizy, SUD demande une réduction de la plage horaire fixe (actuellement 9h30-15h) pour les salariés non-cadres en horaires variables.

Réponse DRH : « Les personnes de Vélizy restent et demeurent les salariés de Guyancourt et donc soumis à l’accord MTT de 2011. » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 13 novembre 2017)

Quel système de badgeage sera mis en place à Vélizy ? Mystère. Pourtant l’accord cité prévoit « un outil fiable et infalsifiable de suivi du temps de travail permettant le décompte quotidien et hebdomadaire du temps de travail » (article 2). La direction veut la fin sans les moyens.

Pas de majoration pour tenir compte du trafic

La direction, malgré les faits (exemple : prime de mobilité inférieure de 200 € à celle versée lors du déménagement des salariés de Rueil), continue à affirmer que pour le déménagement de la Supply Chain à Vélizy, elle « conserv[e] les mêmes règles qui s’appliquent à tous les collaborateurs en mobilité en région parisienne. » Or en ce qui concerne les aides à la mobilité (prime de mobilité, indemnité kilométrique, aides au logement…), la direction avait appliqué, lors du déménagement de Rueil, pour calculer l’accroissement du temps de trajet à partir du temps indiqué par le site Via Michelin, une majoration de 50 % pour tenir compte du trafic en région parisienne.


SUD demande :

  • Que les mêmes règles soient appliquées pour le déménagement de la Supply Chain que celles qui ont été appliquées lors du déménagement de Rueil.
  • Une majoration de 50 % pour tenir compte du trafic à partir du temps indiqué par le site Via Michelin, à défaut d’utiliser une application qui tienne en compte le trafic.

Réponse DRH  : « Cela n’est pas prévu. » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 5 décembre 2017)

Que la direction arrête de se réfugier derrière une posture « égalitaire ». Non, les salariés de la Supply Chain ne sont pas traités comme les autres. La direction doit revoir sa copie.

Questionnaires : et après ?

La direction de la Supply Chain fait passer un entretien à chaque salarié pour mesurer l’impact du déménagement à Vélizy. Le salarié et son N+1 doivent signer une synthèse de cet entretien où figure une appréciation globale de cet impact sur le salarié :

  • Vert (pas de débat sur l’aide à la mobilité ou pas d’aide)
  • Orange (aide à la mobilité contestée et/ou à arbitrer relevant de l’organisation ou de sujets collectifs)
  • Rouge (cas difficiles personnels. Pas de solution trouvée dans l’immédiat, à instruire par le RRH et le manager).

SUD demande :

  • Si ces questionnaires sont S2N ?
  • Combien de temps seront conservés ces questionnaires nominatifs ?
  • Qui a accès à ces questionnaires ?

SUD demande également :

  • Combien de salariés ont signé ce questionnaire ?
  • Que se passe-t-il si un salarié refuse de signer ?
  • Que se passe-t-il en cas de désaccord entre le salarié et le N+1 sur le classement vert/orange/rouge ? Est-ce le N+1 qui a le dernier mot ?
  • Combien d’entretiens ont été appréciés « vert » ?
  • Combien d’entretiens ont été appréciés « orange » ?
  • Combien d’entretiens ont été appréciés « rouge » ?
  • Qu’est-il prévu dans le cas d’un entretien classé « orange » ? Qui « arbitre » ? Les aides à la mobilité peuvent-elles être revues à la hausse ?
  • Que se passe-t-il pour un entretien classé « rouge » ? Le salarié est-il mis en mobilité ?

Réponse DRH : « Dans un souci d’aider les managers à échanger avec leurs collaborateurs, plusieurs supports ont été créés dont le questionnaire pré-cité.
Néanmoins, le document qui engagera le salarié et son manager sur la base de cet entretien sera conforme aux documents standards de l’entreprise (notamment le document d’engagement sur l’honneur du salarié sur sa nouvelle situation).
Le questionnaire est un document de travail, il a vocation à être caduque après analyse des données. Comme c’est un document de travail, son contenu est connu du salarié et du N+1 et les services RH concernés pour le traitement administratif. Il n’a pas pour objectif d’être archivé.
 » (extrait du compte-rendu de la réunion des délégués du personnel du 5 décembre 2017)

Encore des documents nominatifs non S2N. Et sur le fond la direction évite de répondre sur le traitement des cas Rouges et Oranges.

Les élus SUD demandent que la direction ne passe pas en force et qu’elle améliore nettement les mesures d’accompagnement (primes, indemnités…).

La direction doit aussi savoir renoncer à ce déménagement en cas d’un nombre de cas Oranges et Rouges trop élevés, en créant les conditions matérielles (augmentation capacitaire du e-TCR) d’un maintien de la Supply Chain au TCR. On a déjà vu la direction abandonner un projet après l’avoir annoncé, comme « Renault Losange » par exemple…






Une réaction, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

SUD Renault 2016 - Tous droits réservés pour les textes et les images - plan du site