Bilan social 2018 : En dessous des engagements

Publié le 1er avril 2019 par sud tcr

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Information et consultation sur le projet de bilan social 2018

Déclaration des élus SUD faite au CSE du 28/03/2019

A Guyancourt, on voit les engagements CAP2020 par le petit bout de la lorgnette !

Concernant la politique emploi :

Les effectifs 2018 de l’établissement sont en diminution, alors que nous faisons face à une augmentation de l’activité, avec un volume de 26 231 heures supplémentaires déclarées et probablement autant d’heures gratuites écrêtées grâce au prodigieux système d’aspiration des compteurs heures variables.

Si le niveau d’embauches parait en ligne avec l’accord CAP2020, cela ne parvient pas à équilibrer les effectifs, tellement les départs sont nombreux.

Cumulés sur 2017 et 2018, les embauches CDI représentent 1175 personnes contre un total de 988 départs. Au final, seules 187 embauches nettes sur 2 ans, bien loin des besoins en ressources pour mener les ambitions des véhicules autonomes, connectés, électriques, ou tout simplement atteindre le niveau de qualité que nos clients attendent de notre marque.

Ajoutons à cela un nombre de démissions record en 2018 : 167 ! Du jamais vu sur notre établissement.

Par ailleurs, le bilan social montre que les versements effectués aux entreprises extérieures sous-traitantes ont bondi de 40% depuis 2013 : c’est bien le signe de la délocalisation d’activités et d’externalisations au détriment de l’emploi des salariés à statut RENAULT, ce qui est navrant.

Concernant la politique jeune :

Parmi les 411 embauches, seulement 38 salariés de -25 ans signeront un contrat CDI, soit 4 fois moins que l’année dernière.

Dans ces conditions, comment atteindre l’objectif de 40% des recrutements CDI de -30 ans ?

Et surtout comment réduire l’âge moyen de l’établissement qui s’est accru de 2,5 ans en 10 ans, pour culminer à plus de 44 ans aujourd’hui ?

Quand l’entreprise claironne que les alternants et les stagiaires sont des viviers prioritaires de recrutements en CDI de jeunes diplômés, on pleure en regardant les chiffres 2018 : seulement 8 apprentis embauchés sur un potentiel de 463 personnes, et 2 contrats CIFRE embauchés sur 71.

Pour ces derniers, c’est la double peine. A la différence d’autres entreprises, non seulement RENAULT se débrouille pour ne pas respecter la loi en n’accordant aucune prime de précarité, au prétexte de leur apporter un soi-disant complément de formation, mais il ne les embauche pas pour autant. Ce vivier constitue pourtant une richesse de compétences dans le cadre de nos travaux sur les futures technologies.

Concernant la situation comparée des femmes et des hommes :

Un seul petit pour cent d’augmentation de la proportion des femmes chez les I&C en 3 ans, c’est vertigineux ! Avec 22,5% de représentation dans l’effectif total et un tassement en 2018, leur présence augmente laborieusement chaque année.
Il reste encore beaucoup de chemin pour atteindre l’engagement des accords signés : 30% de femmes sur les profils techniques et ingénieurs.

Mais il y a plus opaque : aucun détail constitutif de l’index final 2018 au niveau du TCR.

Comment expliquer concernant la rémunération moyenne mensuelle des I&C, le scandaleux écart de 1000€ qui s’est installé depuis 2 ans entre une femme et un homme ?

Toutes ces raisons conduisent les élus SUD à voter défavorablement.







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