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Ford doit maintenir l’activité et les emplois

Publié le 3 mars 2018 par cmo

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L’annonce de Ford lors de la réunion CE extraordinaire est à coup sûr une très mauvaise nouvelle et logiquement, elle suscite parmi nous de l’écœurement, de la colère mais aussi une sorte de coup de blues. Mais cela ne doit pas nous faire baisser les bras ou nous faire abandonner tout espoir.

Par la CGT Ford, jeudi 1er mars 2018

Disons-le clairement, si Ford a parlé et mal parlé, de notre côté, nous n’avons certainement pas dit notre dernier mot ! Nous continuerons à défendre l’usine et nos emplois parce que la décision de Ford est inadmissible et injustifiable, parce que les pouvoirs publics locaux par Juppé et Rousset notamment, le gouvernement par Lemaire, se sentant trahis ont de suite réagi pour dénoncer la décision de la multinationale et pour dire que l’usine devait être pérennisée. Ce sont des points d’appuis que nous n’allons pas négliger.

Nous avons donc d’autant plus de raisons de réagir, d’agir, d’exprimer notre mécontentement, notre désaccord profond, notre profonde détermination à préserver nos emplois et ceux induits dans la région.

Une longue histoire d’entourloupe,
De quoi nous mettre en colère !

En vrai, l’annonce n’est pas une surprise. Quel que fut notre niveau d’optimisme ou d’illusion, cela fait très longtemps que Ford se moque de nous, salarié.e.s, et des pouvoirs publics. Depuis quasiment son retour en 2011, la multinationale n’a donné aucun signe d’un engagement véritable pour assurer l’avenir du site.

La liste est longue : pas d’embauche pour un effectif vieillissant, pas de recherche d’activités et même des abandons d’activités comme la fabrication des racks, pas d’investissements pour moderniser les équipements comme au TTH… Nous n’allons pas refaire toute l’histoire, on l’a connais par coeur. Ford n’a cessé de nous baratiner, de gagner du temps pour elle et d’en perdre pour nous. Ford n’a jamais eu l’intention d’apporter de nouvelles activités. Ses histoires de rentabilité, de comparaison des coûts, c’est du pipeau !

Car apporter une nouvelle transmission sur FAI pour le marché européen, c’était simple, c’était possible et c’est toujours possible parce que nous savons faire et bien faire, parce qu’il y a largement de quoi faire, il y a des projets et puis qu’y a-t-il de plus rationnel que de produire en Europe des produits pour le marché européen ?

Nous n’acceptons pas la décision de Ford tout simplement

Nous remettons en cause la décision de Ford. Nous remettons en cause son droit de se désengager avec autant de légèreté, de cynisme, de mépris. Pendant plus de 40 ans, la multinationale a fait des bénéfices grâce à l’activité de FAI, grâce au travail de ses salarié.e.s.

Ford a fait des bénéfices aussi grâce aux aides publics depuis le début en 1972 : combien de centaines de millions de francs puis d’euros depuis 1972 ? Au final, quelle est la part publique de cette usine ? Alors de quel droit Ford pourrait ainsi plier bagages sans avoir de compte à rendre et d’obligations envers nous ?

Oui les salarié.e.s et les pouvoirs publics ont largement leur mot à dire. C’est ça que nous devons faire respecter. Et c’est ça que le gouvernement et les collectivités territoriales doivent faire appliquer pour sauver l’usine.

Encore moins de temps à perdre.
Comment faire pour être efficace ?

Dans l’usine entre collègues, comme au sein de l’intersyndicale, ça discute à fond évidemment. Comment réagir, quoi faire, quand ? On a des doutes mais surtout de la colère et l’envie de travailler n’y est vraiment pas, ce qui est tout à fait légitime.

Car Ford a rompu tout lien de confiance, Ford a rompu sa part de contrat alors pourquoi nous salarié.e.s nous sentirions nous obligé.e.s de respecter quoi que ce soit ? Pourquoi devrions-nous être toujours les larbins, les berné.e.s ?

Entre les syndicats, même si nous avons globalement la même analyse de la situation et de l’attitude de Ford, nous n’avons pas exactement la même réaction et pas exactement les mêmes propositions dans l’immédiat. C’est normal, il faut en discuter.

L’objectif pour nous tous, c’est de pousser Ford à changer de politique, c’est pousser Ford à investir et à apporter de l’activité, à être réglo, à respecter ses engagements, à respecter les pouvoirs publics et la collectivité.

Nous pouvons et voulons agir de concert avec les élus locaux, avec l’Etat et le gouvernement. Nous rencontrons en urgence le ministre de l’économie et des élus locaux ce vendredi à midi à Paris-Bercy. Nous avons reçu des messages de soutien et de sympathie de la part de la région, du département, de la ville qui se sentent trahis par Ford.

Tout cela a de quoi nous encourager à maintenir le cap de la défense des emplois et de l’activité Ford sur l’usine. Il s’agit pour nous d’agir de concert dans la mesure du possible, de mener ensemble la même pression sur Ford.

La mobilisation des salariés est inévitable :
Cette fois c’est maintenant !

L’action des pouvoirs publics c’est un gros point d’appui pour nous, c’est indéniable. Mais l’Etat, les élus locaux, les collectivités territoriales agiront d’autant plus clairement que nous les salariés serons derrière à pousser, capables de nous faire entendre, d’agir par nous-mêmes et ainsi de mettre la pression.

Nous à la CGT, nous sommes convaincus qu’il faut se mobiliser dès maintenant. On fait aussi le bilan d’une année sans mobilisation, depuis la grève réussie de janvier 2017 avec tous les syndicats. On a passé une année à repousser les actions parce que ce n’était jamais le moment, à penser pour certains qu’il fallait être « sages » ou « responsables », à laisser le temps à Ford de préparer le futur. Et bien on voit le résultat : Ford s’est moqué de nous, Ford a joué la montre jusqu’à ce que ce ne soit plus possible du fait de nos rencontres avec le nouveau Préfet, le délégué interministériel qui mettaient la pression.

Alors nous sommes dès maintenant pour un mouvement de grève, pour des journées usines mortes, pour des actions visibles, des actions de blocages comme en 2008. C’est de cette manière que nous pourrions établir un véritable bras de fer, un autre rapport de force.

Nous savons bien que dans l’usine, l’ambiance n’est pas forcément à croire que nous pouvons changer les choses, il y a des doutes, des hésitations, un sentiment d’impuissance. C’est une réalité. Mais qu’avons-nous à perdre ? Strictement rien. Car à ce jour, Ford abandonne l’usine et peut-être plus vite qu’on ne le pense.

Discutons de tout ça entre nous, collègues, dans les ateliers, dans les bureaux, avec les chefs petits ou grands, entre nous syndicats (prochaine intersyndicale ce matin).

Nous avons une chance de sauver les emplois.
Alors ne la gâchons pas !

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Tract CGT Ford du 1er mars 2018






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