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Non au passage en force sur le 1er mai
Publié le 12 avril 2026 à 12h42 - Mis à jour le 12 avril 2026 à 15h33
Des députés veulent imposer sans débat une loi pour que davantage de salariés puissent travailler le 1er mai, alors que ce jour est aujourd’hui chômé et payé. Une attaque supplémentaire contre les jours fériés et un symbole des luttes du mouvement ouvrier pour la réduction du temps de travail.
Une attaque contre les salariés... et les petits commerces
Cela fait des années que le caractère chômé des dimanches et des jours fériés est attaqué sous divers prétextes, remettant en cause les jours de repos des salariés alors qu’en parallèle les heures supplémentaires sont de moins en moins rémunérées. Après le Lundi de Pentecôte, le 1er mai est dans le collimateur.
Le Code du travail établit que « le 1er mai est jour férié et chômé ». Il prévoit tout de même qu’un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là, mais sans faire travailler ses employés. A défaut, il s’expose à une amende de 750 euros par salarié concerné (1 500 euros s’il est mineur). Les salariés peuvent aussi travailler le 1er mai dans certains secteurs en raison de leurs activités : hôpitaux, transports, ramassage des déchets...
Mais cela n’était pas assez pour la Droite LR qui a soumis en 2025 au Sénat une « Proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ». Voté en juillet 2025 par les sénateurs de Droite et du Centre, le projet de loi vise à étendre le nombre de commerces concernés (commerces alimentaires y compris de la grande distribution, activités culturelles…) et à permettre aux employeurs de faire travailler leurs salariés. 1,5 millions de salariés sont concernés.
Cette proposition de loi n’a pas pu être ensuite examinée par l’Assemblée nationale en janvier 2026, faute de temps. Elle a même été retirée de l’agenda parlementaire par le gouvernement. Mais Gabriel Attal, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, y a vu l’occasion de faire parler de lui. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a profité de la niche parlementaire [1] du groupe Renaissance qu’il préside pour remettre cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale vendredi 10 avril.
Ce jour-là, les députés Renaissance ont également déposé une motion de rejet sur leur propre texte. Une manœuvre qui prive l’Assemblée de tout débat et renvoie l’examen du texte à une commission mixte paritaire composée de 7 députés et 7 sénateurs. La motion de rejet a été adoptée par 120 voix pour (Bloc central, Droite et Extrême Droite) contre 105 (Gauche et Modem). La commission paritaire doit se réunir le 14 avril. Dominée par la Droite et le Bloc central, elle devrait en toute logique adopter le texte. Le gouvernement pourrait donc publier le décret d’application de cette loi avant le 1er mai 2026.
Dans une lettre commune, les centrales syndicales CFDT, CGT, FO, CFE‑CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires demandent au Premier ministre de ne pas accélérer l’adoption du texte élargissant le travail ce jour férié et obligatoirement chômé. L’intersyndicale dénonce ce passage en force et ce projet de loi qui ouvre une brèche dangereuse « aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité », ces derniers subissant alors la concurrence de la grande distribution. Elle appelle d’ores et déjà les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser massivement le 1er mai pour défendre leurs droits et ce symbole essentiel des luttes sociales.
À chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante. Derrière cette proposition de loi, se cache en réalité une volonté de banaliser le travail le 1er mai au bénéfice des grands groupes et au détriment des salariés.
➡️ Non au passage en force sur le 1er mai : Signez la pétition
« 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de repos »
L’histoire du 1er mai commence aux Etats-Unis. En 1884, la Federation of Organized Trades and Labor Unions (Fédération des syndicats et des organisations ouvrières) se donne comme objectif d’imposer la journée de 8 heures avant le 1er mai 1886, promettant une grève générale à cette date si la revendication n’était pas satisfaite. Le 1er mai est choisi car c’est un jour charnière appelé le « moving day » (le jour du déménagement). En effet, beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable. Les ouvriers avaient donc souvent pour terme à leur contrat le 1er mai. Cela entamait une période de déménagement.
Le 1er mai 1886 est suivi par 340 000 grévistes. A Chicago, la grève se poursuit. La répression est violente. Le 3 mai, la police tire et fait trois morts parmi les grévistes. Le 4 mai, une bombe explose et tue un policier. Sept autres sont tués dans des affrontements avec les grévistes. Les arrestations pleuvent. Quatre syndicalistes anarchistes seront condamnés à mort sans preuve et pendus le 11 novembre 1887.
En 1889, la date est reprise par l’Internationale ouvrière (Deuxième Internationale) comme journée commune dans tous les pays autour de la même revendication des 8 heures de travail par jour pour un adulte. C’est une étape importante de la construction internationaliste du mouvement ouvrier.
Les premières manifestations et grèves du 1er mai ont lieu en France à partir de 1890. En 1891, alors que les ouvrières et ouvriers français manifestent pour la deuxième fois un 1er mai, une répression terrible s’abat sur les manifestants de la ville ouvrière de Fourmies, dans le Nord. Les patrons font tirer sur la manifestation. 10 personnes, dont deux enfants, sont ainsi assassinées. 35 sont blessées.
Le 1er mai s’impose ainsi comme une date anniversaire dans le mouvement ouvrier français et chaque année, les travailleurs et travailleuses sont appelés à la grève. La journée de 8 heures est instaurée en 1919.
En 1941, le régime de Vichy pervertit le 1er mai en en faisant sa fête du travail, mais aussi un moyen de fêter la Saint Philippe (prénom du maréchal Pétain).
En réaction mais aussi en hommage au mouvement ouvrier, le 26 avril 1946, le gouvernement provisoire reconnaît officiellement le caractère chômé du 1er mai. En 1948, il devient férié et chômé, c’est-à-dire qu’il y a une obligation de cessation de l’activité (ce qui n’est pas le cas pour les autres jours fériés) .
Il n’en demeure pas moins que les revendications restent nombreuses, c’est pourquoi il est important de s’inscrire dans les pas de nos ancêtres et de continuer à se rassembler le 1er mai.
Avec le 8 mars (journée internationale de lutte pour les droits des femmes), elle est la seule journée où partout dans le monde on se rassemble autour du droit du travail.
Notes
[1] La niche parlementaire est une séance mensuelle réservée à un groupe parlementaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, pendant laquelle les sénateurs ou députés de ce groupe sont maîtres de l’ordre du jour et peuvent déposer des propositions de loi.




