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8 mars 2022 : Solidarité avec les Ukrainiennes

Publié le 8 mars 2022 par sud tcr - Mis à jour le 11 mars 2022

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En ce mardi 8 mars 2022, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nos pensées vont aux femmes des pays en guerre, et particulièrement en Ukraine où les femmes sont les premières victimes de cette guerre.


En ce mardi 8 mars 2022, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nos pensées vont aux femmes des pays en guerre, et particulièrement en Ukraine.

SUD exprime sa solidarité avec la population ukrainienne victime de l’invasion de l’armée russe décidée par Poutine.

Les femmes sont les premières victimes de cette guerre.

Nous refusons de nous laisser entrainer dans une escalade guerrière, qui a déjà des effets néfastes sur les populations les plus pauvres et les salariés que ce soit en Ukraine, mais aussi en Russie ou dans une moindre mesure en France, notamment avec une hausse de l’inflation.

SUD s’étonne du silence de la direction de Renault sur la situation des usines Renault de Moscou et celles d’Avtovaz à Togliatti et Izhevsk. Comme souvent, nous en apprenons plus par la presse extérieure. Nous sommes solidaires des 40 000 salariés de Renault et d’Avtovaz en Russie.

Nous reproduisons ici un entretien publié dans Le Monde.

« Les femmes ukrainiennes sont aussi des combattantes »

Les images de l’invasion russe montrent une résistance ukrainienne essentiellement masculine. La sociologue Ioulia Shukan décrit une situation pourtant plus contrastée, alors que l’armée ukrainienne compte 23% de femmes.

Propos recueillis par Claire Legros et publié le 8 mars 2022.

La sociologue Ioulia Shukan, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, travaille depuis vingt ans sur l’évolution des sociétés ukrainienne et biélorusse. Elle a notamment étudié les mobilisations citoyennes dans la guerre du Donbass. En Ukraine, depuis le début de l’offensive russe, on observe que, d’un côté, les hommes restent pour se battre et, de l’autre, les femmes prennent le chemin de l’exil avec les enfants. Ioulia Shukan analyse le poids des héritages soviétique et post-soviétique sur les représentations de genre et les tensions qui traversent la société ukrainienne. Elle montre comment l’engagement de nombreuses femmes dans les mobilisations citoyennes en 2014, puis dans la guerre contre l’occupation russe, souvent invisibilisé, a contribué à faire bouger les lignes.

Comment analysez-vous les images médiatiques de femmes partant en exil quand les hommes restent pour affronter l’agresseur ?

Elles ne sont pas étonnantes. La couverture médiatique reflète des représentations des rôles masculin et féminin qui sont encore très ancrées dans la société ukrainienne. La conscription, exclusivement masculine, a été rétablie en 2014 en Ukraine avec le début de la guerre du Donbass. Il existe dans le pays un clivage genré très net, lié à un double héritage soviétique et post-soviétique.

A l’époque de l’URSS, le projet communiste cherchait à émanciper les femmes en proclamant l’égalité des sexes et la reconnaissance de leurs droits. Mais des recherches historiques ont aussi montré qu’il s’agissait d’une émancipation en trompe-l’œil car, en parallèle, les femmes étaient assignées au travail reproductif qui était même considéré à certaines époques comme un devoir. Dans la famille de l’époque soviétique, la femme portait seule la charge du soin du foyer et de ses proches.

Comment ces représentations ont-elles évolué après la chute de l’URSS ?

Après l’indépendance de l’Ukraine, deux autres idéologies sont venues structurer ces représentations. Le nationalisme dont se revendiquent un grand nombre de partis ukrainiens promeut la construction d’un ordre familial traditionnel où la femme permet à la nation de se reproduire. C’est d’ailleurs la figure d’une femme, Berehynia, déesse protectrice dans la mythologie slave, qui représente symboliquement la nation ukrainienne. Elle incarne à la fois un idéal de beauté avec ses cheveux blonds tressés, et de mère protectrice du foyer et de la nation.

Ce modèle est complété, depuis le début des années 1990, par des représentations liées au consumérisme occidental, où l’émancipation des femmes passe plutôt par un mariage réussi qui lui permet de ne pas travailler, et par le soin qu’elle apporte à son corps. Ces modèles sont largement partagés par une majorité de femmes et d’hommes, mais ils ne disent pas tout de la société ukrainienne et sont bousculés par l’engagement massif des femmes dans les mobilisations citoyennes depuis 2014, associé à un travail universitaire, associatif ou culturel, et des revendications féministes.

De quelles façons s’expriment ces mouvements égalitaires ?

Dans le domaine académique, les études de genre sont très développées en Ukraine, où il existe plusieurs chaires dans les grandes universités de Kiev, à l’Académie Mohyla ou à l’université Chevtchenko. Activistes et intellectuels travaillent à rendre visibles les inégalités. Les modèles traditionnels cohabitent avec une certaine volonté politique d’aller vers plus d’équilibre. En 2020, l’Ukraine a expérimenté des quotas aux élections régionales, et le nombre de femmes augmente régulièrement au Parlement.

C’est sans doute dans le domaine militaire, traditionnellement réservé aux hommes, que les changements sont les plus marqués. Même si le phénomène reste peu médiatisé, les Ukrainiennes sont aussi des combattantes. Il existe 23 % de femmes dans l’armée ukrainienne – 15 fois plus qu’en 2008 –, qui occupent des postes divers, y compris au sein des forces opérationnelles. Elles peuvent s’engager sur une base contractuelle et participent, pour certaines, aux combats depuis la fin du mouvement protestataire de Maïdan en 2013-2014 et les débuts de la guerre du Donbass en avril 2014.

Comment a évolué la place des femmes dans l’armée ces dernières années ?

La guerre du Donbass a marqué le début d’une mobilisation de citoyens ordinaires à l’arrière du conflit armé. Des études ont montré qu’il s’agissait d’hommes et de femmes à parts presque égales, âgés de 30-35 ans, qui représentaient environ 14 % de la population, appartenant à des couches supérieures ou inférieures de la classe moyenne. Ce bénévolat, qui s’est poursuivi tout au long des huit ans du conflit, était marqué par des divisions de genre : les femmes s’occupaient plutôt de l’assistance aux blessés militaires ou aux déplacés internes, alors que les hommes approvisionnaient les lignes de front en nourriture ou équipements. Mais des femmes ont aussi pris les armes, en rejoignant l’armée ou les bataillons d’engagés volontaires, ce qui fait écho à leur participation aux unités d’autodéfense de Maïdan ou leur participation à des séquences d’affrontements avec la police, malgré la volonté des hommes de les évacuer pour les protéger.

Pendant les phases chaudes de la guerre, elles étaient médecins, mais maniaient aussi des armes, participaient aux combats mais sans toujours bénéficier du statut ou de la reconnaissance qui vont avec. Les textes législatifs limitaient en effet l’accès des femmes à l’exercice de certaines professions militaires. Elles pouvaient être cuisinières, secrétaires, opératrices des troupes de transmission, mais il existait une liste de métiers – tireurs, conducteurs de char – qui leur étaient interdits. Elles étaient peu nombreuses à occuper des positions d’officiers de l’armée, ce qui fait qu’elles n’avaient pas les mêmes salaires que les hommes.

En 2016, l’une des bénévoles engagées, Maria Berlinska, a porté ces revendications avec d’autres combattantes volontaires, en lien avec des universitaires ukrainiennes et des militantes féministes. Elles ont publié, sous le nom de « Invisible Battalion », trois études sociologiques pour documenter l’engagement des femmes dans la guerre contre l’occupation russe, et la façon dont leur rôle était occulté ou minimisé. Ce projet a donné lieu à un documentaire et à une exposition de photos. Elles ont ainsi montré les discriminations auxquelles étaient confrontées les femmes vétérans. A la suite de cette action, la liste des métiers ouverts aux femmes dans l’armée a été révisée, en 2018. Aujourd’hui, l’accès à deux tiers des postes se fait sur un principe d’égalité, même si les représentations dominantes restent encore très présentes dans la société.

Claire Legros


 


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