Au Technocentre, le droit d’expression conduit à une mise à pied

Publié le 17 janvier 2015 par sud tcr


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Encore une fois, la direction de RENAULT s’attaque à un élu SUD !

Voilà plusieurs semaines et suite à un accident du travail, Gwen avait prévenu son chef : « Je préfère te dire bonjour oralement et dans les yeux, plutôt qu’avec une poignée de main molle, ce sera plus franc... » Réponse de la direction RENAULT : 1 jour de mise à pied ! Une réponse disproportionnée et ridicule qui n’a que l’intimidation pour seul objectif.

Qu’est-ce qui est le plus caricatural dans une telle histoire : un hiérarchique zélé qui monte en épingle une situation décalée ou la volonté d’une direction qui refuse de jouer la carte de l’intelligence et de l’apaisement ? Cette escalade paraît bien médiocre au regard de l’appel à la minute de silence que cette même direction d’établissement avait proposé dans une compassion inhabituelle la semaine dernière...

Nous sommes sur un site où les licenciements se sont multipliés par 2 entre 2012 et 2013. Le stress augmente, les sanctions pleuvent tandis que les démissions culminent avec 400 départs sur les 3 dernières années... Les suicides se perpétuent au point que l’inspection du travail saisisse le procureur de la République de Versailles à propos de graves discriminations.

Au lieu de renforcer son ingénierie, RENAULT joue avec l’explosion sociale et pousse son personnel dehors, la désorganisation sur les futurs projets automobiles devient très préoccupante. Le dialogue social n’est rien d’autre que le miroir de cette épouvantable gestion du personnel.

Concernant Gwen, le véritable élément à charge, ne serait-ce pas qu’il soit un délégué SUD engagé au nom des salariés et qu’il n’a pas sa langue dans sa poche ?

La liberté d’expression est un livre qui reste à écrire aussi chez RENAULT.

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Communiqué de presse du 16 janvier 2015






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