SUD Renault Flins

Renault Flins : une casse sociale peinte en vert

Publié le 27 novembre 2020 par sud tcr - Mis à jour le 27 novembre 2020

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Le 25 novembre, De Meo et Senard sont venus à Renault Flins y confirmer la fin de la fabrication de véhicules d’ici 2024, et son remplacement par des activités de récupération et de recyclage. Renault surfe sur la vague écologique pour masquer des choix financiers et des suppressions d’emplois.


Mercredi 25 novembre, Luca De Meo et Jean-Dominique Senard, en visite sur le site de Renault Flins, y ont confirmé la fin de toute fabrication de nouveaux véhicules d’ici 2024. Flins produit pourtant la Renault Zoé, un véhicule électrique qui bat des records de ventes. Mais selon le Directeur Général et le Président de Renault, la fabrication de véhicules à Flins ne serait plus rentable. Renault préfère produire la plus grosse partie de sa gamme électrique (Twingo, Clio, remplaçante de Zoé…) dans des pays à bas couts, où les marges bénéficiaires sont les plus importantes. Arrêter la fabrication de véhicules à Flins est donc d’abord un choix financier.

La fin de Flins comme usine de montage a été couverte par des annonces de nouvelles activités (réparation, recyclage, formation…) et par tout un jargon censé faire futuriste et écologiste (re-factory, écosystème..). La direction de Renault surfe sur la vague écologique pour masquer des choix purement financiers. Toute cette opération de communication n’a qu’un but : faire passer la fin de Flins comme usine de montage au second plan et éviter tout mouvement social.

La direction de Renault promet 3000 emplois à Flins en 2030. Beaucoup de salariés se souviennent d’autres promesses jamais tenues : fabrication de batteries électriques, maintien de la Clio, affectation de nouvelles plateformes véhicule... En 2030, Senard aura 77 ans et De Meo 63. Seront-ils encore à la direction de Renault pour rendre des comptes ?

En attendant, le site de Flins va voir ses effectifs diminuer au moins de moitié. Renault veut aussi fermer l’usine de Choisy qui fait pourtant du recyclage, et vient de passer un accord avec la CFDT, la CFE/CGC et FO lui permettant de supprimer 2500 emplois sur 15000 dans ses sites d’Ingénierie/Tertiaire d’Ile-De-France. C’est une véritable casse sociale.

Ces suppressions d’emplois s’ajoutent à celles annoncées par Bridgestone, Total, Danone, IBM, Sanofi, Nokia, General Electric... La liste est trop longue pour les citer tous. Car il s’agit bien d’une offensive générale. C’est donc une mobilisation de l’ensemble des travailleurs menacés dans leur emploi qui est à l’ordre du jour.

Communiqué SUD Renault Flins du 27 novembre 2020


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