Ghosn conteste le rapport d’Amnesty International sur le cobalt

Publié le 19 janvier 2018 par cmo


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Le 17 janvier 2018, Carlos Ghosn était auditionné par la commission des Finances et celle des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale.

Le patron de Renault-Nissan-Mitsubishi a dû répondre à la question d’une députée à propos du dernier rapport d’Amnesty International, qui dénonce l’exploitation d’enfants et d’adultes dans des mines de cobalt au Congo, un minerai utilisé dans les batteries des véhicules électriques Renault.

Ghosn a répondu qu’ « il n’est pas question que Renault soit directement ou indirectement associé à un travail d’enfants dans des mines ».

Ghosn forcé de s’expliquer auprès d’Amnesty International

Carlos Ghosn dit ne pas comprendre les mauvaises notes de Renault dans le classement d’Amnesty International : « Dans un des rapports d’Amnesty International (qui a mis des notes aux différents intervenants), LG Chem qui achète du cobalt pour les mettre dans des batteries qu’ils nous vendent, est mieux placé que nous. Donc nous, on ne comprend pas. On n’achète pas de cobalt. On est accusé à cause de notre fournisseur. Et notre fournisseur est mieux placé que nous. On ne comprend pas. Donc on va avoir une réunion avec eux [Amnesty International]. On va leur dire ce qu’on fait. »

Amnesty International avait déjà écrit à Renault. « La réponse que nous a fournie Renault n’est pas satisfaisante. L’entreprise nous explique qu’elle s’en tient au certificat d’origine de son fournisseur en cobalt. Mais celui-ci peut être basé en Asie et acheter son cobalt en République démocratique du Congo, sans aucune traçabilité  », expliquait il y a quelques mois Sabine Gagnier, "Chargée de plaidoyer entreprises et droits humains » à Amnesty France. Face à la médiatisation du dernier rapport d’Amnesty, Ghosn va devoir cette fois-ci donner davantage d’explications.




Carlos Ghosn s’est aussi expliqué plus généralement sur la fabrication des batteries. Il ne souhaite pas que Renault se mette à fabriquer ses propres batteries, car il existe déjà « sept ou huit fournisseurs de batteries compétitifs ». Au mieux, serait-il favorable à l’émergence d’un fournisseur de batteries européen.







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